Vitamine D : une supplémentation flexible pour une santé optimale

La vitamine D est-elle vraiment une vitamine ?
La vitamine D occupe une place particulière parmi les vitamines. Contrairement à la plupart d’entre elles que nous devons puiser exclusivement dans l’alimentation, notre organisme peut synthétiser la vitamine D sous l’effet du rayonnement solaire. Une plus petite partie provient de l’alimentation, notamment des poissons gras (saumon, hareng, sardines), des abats (foie, rognons), des œufs et de certains champignons (seule source non animale). De plus, elle se retrouve aussi dans des produits enrichis en vitamine D comme les produits laitiers ou les céréales du petit-déjeuner.
L’exposition au soleil reste cependant la source principale, puisqu’elle stimule la production cutanée de vitamine D. En Belgique, cette exposition est souvent insuffisante, surtout en hiver, ce qui limite la synthèse naturelle. On estime que 90 à 95% de la population belge présente un apport insuffisant durant cette période, selon l’âge et le mode de vie (1). Une carence prolongée peut entraîner des problèmes osseux tels que le rachitisme chez l’enfant, l’ostéomalacie ou l’ostéoporose chez l’adulte.
Quelle est la dose optimale recommandée?
Bien que les recommandations nationales puissent varier et qu’il n’existe pas de consensus européen, plusieurs sources de référence – telles que le Conseil Supérieur de la Santé, l’EFSA ou encore l’INAMI (notamment pour les personnes âgées) – proposent des doses similaires. En général, un apport quotidien de vitamine D compris entre 800 et 2 000 unités internationales (UI) est conseillé pour les adultes, avec une adaptation selon le niveau d’exposition au soleil (une exposition suffisante peut justifier des doses plus faibles).
À noter : 1 µg de vitamine D correspond à 40 UI.
Dans certaines situations, comme en cas de carence sévère nécessitant une correction rapide, des doses initiales plus élevées peuvent être administrées, suivies de doses d’entretien pour maintenir des taux sanguins optimaux (30–50 ng/mL, soit 75–125 nmol/L) (2). Chez les patients atteints de maladie rénale chronique, il est parfois recommandé de débuter par des doses plus élevées, de 5 000 à 7 000 UI par jour pendant 12 semaines, avec ajustement en fonction du taux initial et du poids corporel (3).
Quotidien, hebdomadaire ou mensuel : peu de différence
La vitamine D est stockée dans le tissu adipeux et libérée progressivement dans la circulation sanguine. Cela permet d’adapter la fréquence de supplémentation : quotidienne, hebdomadaire ou mensuelle. Les études cliniques montrent que ces différents schémas sont équivalents en termes d’efficacité et de sécurité, tant que la dose n’est pas excessive (4).
Il revient toutefois au médecin, en concertation avec son patient, de déterminer le schéma posologique le plus approprié afin de garantir une bonne observance : certains patients sont très réguliers dans leur prise quotidienne, tandis que d’autres bénéficient davantage d’une administration mensuelle en dose unique.
Groupes de patients spécifiques
Certaines populations présentent un risque accru de carence : les personnes obèses, atteintes de maladies hépatiques, de syndromes de malabsorption, les personnes âgées ou polymédiquées, les femmes enceintes, les enfants.
Meilleure observance grâce à des schémas flexibles
L’efficacité d’une supplémentation en vitamine D dépend fortement de l’observance du patient. Les patients adhèrent généralement mieux aux prises mensuelles qu’aux prises quotidiennes, car ces dernières sont plus contraignantes (5). Il est donc essentiel d’adapter la fréquence de prise aux préférences du patient et au contexte clinique.
Conclusion
Bien que la supplémentation présente des bénéfices évidents, une consommation excessive peut être nocive. Il est important d’utiliser tout supplément avec précaution.
Les carences en vitamine D peuvent être corrigées efficacement et en toute sécurité grâce à des schémas de dosage flexibles. Si vous respectez l’apport journalier, hebdomadaire ou mensuel recommandé, il n’y a pas de risque de faire une overdose de vitamine D.
L'excès de vitamine D peut provoquer des effets secondaires tels qu'un taux de calcium trop élevé, des arythmies cardiaques, de la confusion, une diminution de l'appétit, des nausées, des calculs rénaux, ...
En cas de doute, demandez toujours conseil à votre médecin ou à votre pharmacien.
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1.Sciensano (2017). Intake of Fat-Soluble Vitamins in the Belgian Population. Nutrients, 9(8): 860.
2. Pludowski P. et al. (2022). Clinical Practice in the Prevention, Diagnosis and Treatment of Vitamin D Deficiency: A Central and Eastern European Expert Consensus Statement. Nutrients, 14(7): 1483.22
3. Jørgensen HS et al. (2025). The role of nutritional vitamin D in chronic kidney disease–mineral and bone disorder in children and adults with chronic kidney disease [...] Nephrology Dialysis Transplantation, 40(4): 797‑822.
4. Ish‑Shalom S. et al. (2008). Comparison of daily, weekly, and monthly vitamin D3 in elderly hip fracture patients. Journal of Clinical Endocrinology & Metabolism, 93(9): 3430–3435. & Toth P. et al. (2017). Safety and Efficacy of Weekly 30,000 IU Vitamin D Supplementation as a Slower Loading Dose Administration Compared to a Daily Maintenance Schedule in Deficient Patients: A Randomized, Controlled Clinical Trial. J Pharmacovigil, 5: 233.
5. Bruyère O. et al. (2015). A phase IV, two‑armed, randomized, cross‑over study comparing compliance with once‑a‑month administration of vitamin D₃ to compliance with daily administration of a fixed‑dose combination of vitamin D₃ and calcium during two 6‑month periods. Osteoporosis International, 26(12): 2863–2868.